Terre Des Hommes Canada

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À propos de TDH

Historique
Le mouvement Terre des Hommes a été fondé en 1960 à Lausanne (Suisse) par Edmond Kaiser, qui était grandement concerné par les besoins des enfants blessés par la guerre d’Algérie. Suivant son initiative, d’autres groupes de Terre des Hommes ont été créés dans différents pays, dont TDH Canada. En 1966, ils se sont unis pour former la Fédération Terre des Hommes International (TDHIF). Aujourd’hui, la Fédération compte 11 organismes membres qui aident des enfants dans plus de 70 pays et qui sont à la source de plus de 1080 projets de développement et d’aide humanitaire. En plus de sa mission, la Fédération a récemment concentré ses efforts sur les Droits des enfants pour lequel il est maintenant reconnu internationalement.

TDH Canada a été fondé en 1967 par Raymond Lette à la demande d’une amie d’Edmund Kaiser, Charlotte Spire. Sans support d’aucune organisation, Mme Spire avait commencé son travail bien avant 1967. Mais les premiers projets de TDH Canada furent de venir en aide aux enfants victimes de la guerre du Vietnam, jusqu’au retour de Mme Spire à Lausanne en 1974. Cette année-là, la responsabilité de TDH Canada fût acceptée par Brendan et Dorinda Cavanaugh qui ont fait enregistrer l’organisation en tant qu’organisme de charité et on fait de TDH Canada l’organisme d’aujourd’hui. Également à cette époque, TDH a commencé son premier programme d’adoption internationale, le premier au Canada, afin de trouver des foyers à des centaines d’enfants qui remplissaient les orphelinats et qui n’avaient pas leur place dans la société vietnamienne car ils étaient conçus par des soldats américains.

En même temps, TDH Canada fût impliqué dans l’aide offerte aux sinistrés de l’ouragan Fifi qui venait de sévir au Honduras laissant derrière lui de nombreux orphelins. La chaîne de télévision CBC a fait mention de ces orphelins dans un reportage et a référé les couples intéressés à l’adoption de ces enfants à TDH Canada. Brendan et Dorinda aillant recueilli plus de 400 noms de couples intéressés, firent le voyage au Honduras pour constater eux-mêmes le désastre que cet ouragan avait fait. Deux mois plus tard, 4 enfants arrivaient au Québec pour être adoptés et ce fût le début du programme d’adoption internationale de TDH Canada au Honduras.

De plus, après la guerre du Vietnam, TDH Canada a travaillé avec Immigration Canada et les Nations-Unis pour rapatrier au Canada en tant que « mineurs non accompagnés » les enfants de camps de réfugiés en Thaïlande, Hong Kong, Malaisie et aux Philippines. L’assistance apportée fût grandement improvisée et chaotique étant donné l’urgence de la situation. Ces enfants survivants « boat people », avaient été séparés de leurs parents et étaient, pour la plupart, très traumatisés par les événements. Tous ces efforts ont permis à plus de 300 enfants d’être placés au Québec en famille d’accueil.

Jusqu’en 1980, TDH Canada prenait en charge toutes les étapes du processus d’adoption et travaillait dans plusieurs pays comme le Guatemala, Haïti, les Philippines, l’Équateur, le Chili et le Pérou. Après 1980, le Ministère de la Santé et des Services Sociaux a mis sur pieds le Secrétariat à l’Adoption Internationale (SAI) qui a repris plusieurs des responsabilités en matière d’adoption internationale des mains des organismes. En 1989, lorsque le SAI a décidé que les organismes devaient être impliqués à nouveau dans le processus d’adoption, TDH pour les enfants fût créé et enregistré au niveau provincial. Le nouvel organisme de charité avait maintenant le mandat clair du SAI d’œuvrer en adoption internationale pour les parents du Québec. Depuis ce temps, TDH Canada a poursuivi son mandat d’aide humanitaire pour soulager les enfants dans le besoin à l’étranger et d’aider la communauté à soutenir le développement de ces enfants.

Un feuillet du Conseil Canadien des réfugiés décrivent les événements comme suit :

Le parrainage privé

Un tel élan de générosité est le fruit d’une œuvre bénévole accomplie par les Canadiennes et Canadiens de toutes parts du pays. La plupart se sont retrouvés pour la première fois de leur vie confrontés à la réinstallation des réfugiés. Un grand nombre d’organismes d’aide aux réfugiés ont vu le jour, et beaucoup d’entre eux sont encore actifs aujourd’hui. Cette période a vu également la naissance d’un partenariat entre le gouvernement et le public, que l’on a qualifié d’ « âge d’or de politique canadienne en matière de réfugiés, l’apogée de leadership et d’engagement ».

Au début de l’année 1979, la situation des « boat people » était omniprésente dans les médias. Pas un seul jour ne passait sans que ne soit rapporté un événement à propos de ces réfugiés qui bravaient tous les dangers pour poursuivre leur quête d’une terre d’accueil. L’ampleur de cette tragédie affecta directement les Canadiens. Ceux qui s’étaient mobilisés pour cette cause se souviennent encore d’avoir pleuré à la vue des images à la télévision. Comme une organisatrice le rappelle justement, « il y avait tout ce capital de compassion qui s’accumulait au point que les gens ne savaient tout juste quoi en faire ».

Sur cette question, le gouvernement a joué entre 1975 et 1978, un rôle plutôt modeste en réinstallant à peu près 9 000 Indochinois. Mais face aux besoins qui ne cessaient de croître, le ministère de l’Immigration s’est appuyé sur le nouveau programme de parrainage privé pour renforcer l’engagement national sur cette question.

Ce programme de soutien permettait à des organismes approuvés ou à des groupes constitués d’au moins cinq personnes, de parrainer des réfugiés en prenant en charge durant leur première année au pays, leurs besoins financiers et personnels. Une proportion importante des groupes parrains était composée d’églises. Le gouvernement fut rapidement noyé par une multitude de demandes de parrainage parvenant du pays tout entier.

En l’espace de quelques semaines seulement, des centaines d’initiatives ont été entreprises afin de distribuer de l’information et appuyer les groupes parrains dans la levée de fonds et les préparatifs en vue de l’arrivée des réfugiés. Dans la « confusion organisée », au sacrifice de leur temps, de leur énergie et de leur argent, des milliers de personnes se sont mobilisées pour répondre à cet appel.

Tout compte fait, en 1979 et 1980, les Canadiens ont parrainés plus de 34 000 personnes originaires de l’Asie du Sud-est. Le gouvernement quant à lui en a pris en charge 26 000.

Vingt ans plus tard, on peut constater la présence dans toutes nos villes de Cambodgiens, de Vietnamiens et de Laotiens. Ils sont devenus actifs sur le plan politique en occupant des fonctions officielles. Ils ont fondé des organismes communautaires et édifié des lieux de culte qui reflètent leur propre origine culturelle. Des centaines d’entre eux font partie de la population active en tant qu’ingénieurs, analystes programmeurs, médecins ou pharmaciens. D’autres se sont mis à leur propre compte dans la restauration, les petits commerces, les agences de voyage, les salons de beauté et de coiffure et les magasins vidéo. Ils sont également actifs dans le commerce international. D’autres travaillent dans des organismes d’établissement qui accueillent les nouveaux arrivants, en mettant à profit leur expérience durement au service de ceux et celles qui arrivent au Canada.